Meilleur anti-cristallisant AdBlue 2026, le guide d’achat

Quatre additifs anti-cristallisation pour AdBlue comparés sur leur dose, le volume traité par flacon et ce que promet leur fiche, préventif ou curatif, avec ce que la chimie de l'urée permet d'en attendre et ce qu'aucun produit versé dans le réservoir ne réparera.
Détail de carrosserie d'une voiture récente

Synthèse documentaire

→ Retour aux fluides voiture

Un anti-cristallisant AdBlue se verse dans le réservoir d’AdBlue, jamais dans le gazole, et il n’a qu’un rôle : limiter les dépôts blancs que l’urée laisse derrière elle quand l’eau de la solution s’évapore, ou quand l’échappement n’est pas assez chaud pour la décomposer. Il ne remplace ni une pompe, ni un injecteur, ni une sonde en panne, et il ne protège pas l’AdBlue du gel. Sur les 50 fiches que nous avons relevées, 20 seulement écrivent une dose rapportée au volume d’AdBlue traité, et c’est parmi elles que se fait la sélection.

En bref. Le Wynn’s Ad-Protect est notre choix pour qui remet un bidon de 10 litres à la fois, sans rien mesurer. Le Bardahl OptiBlue traite le plus d’AdBlue par flacon des quatre, 250 litres. Le Goodyear dose au volume près grâce à son doseur intégré et revendique une action sur les dépôts déjà formés. L’ERRECOM, petit flacon d’entrée de gamme, est le seul du relevé à chiffrer une dose d’entretien et une dose de nettoyage.

Transparence. Cette page contient des liens affiliés. Si vous effectuez un achat après avoir cliqué, nous percevons une commission, sans surcoût pour vous. Cela ne modifie ni notre analyse ni notre classement. Nous n’affichons aucun prix, ceux ci évoluant en permanence : consultez la fiche du marchand pour le connaître à jour.
Notre sélection

Nos 4 recommandations en un coup d’œil

Le détail de chaque flacon suit, avec sa dose, ce que promet sa fiche et ce qui le sépare des trois autres.

Notre choix
Flacon Wynn's Ad-Protect de 125 ml, additif anti-cristallisation pour AdBlue

Wynn’s Ad-Protect 125 ml

Un flacon entier, jusqu’à 15 L d’AdBlue
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Meilleur rapport
Flacon Bardahl OptiBlue de 250 ml, additif anticristallisant pour AdBlue

Bardahl OptiBlue 250 ml

25 ml pour 25 L, doseur gradué
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Alternative
Flacon Goodyear de traitement anti-cristallisant à l'urée pour AdBlue, 250 ml

Goodyear anti-cristallisant 250 ml

25 ml pour 10 L, doseur intégré
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Option accessible
Bouteille ERRECOM d'additif anti-cristallisant pour AdBlue, 120 ml

ERRECOM anti-cristallisant 120 ml

120 ml pour 30 L d’AdBlue
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Les quatre additifs en un tableau

Additif Flacon Dose déclarée AdBlue traité par flacon Dosage Préventif ou curatif, selon la fiche
Wynn’s Ad-Protect 125 ml le flacon entier jusqu’à 15 litres sans doseur les deux : prévention et dissolution des cristaux présents
Bardahl OptiBlue 250 ml 25 ml pour 25 litres jusqu’à 250 litres doseur gradué de 25 ml préventif seul, pulvérisation plus fine
Goodyear 250 ml 25 ml pour 10 litres 100 litres à cette dose doseur intégré les deux : prévention et dépôts déjà formés
ERRECOM 120 ml deux bouchons pour 5 litres jusqu’à 30 litres bouchon les deux : entretien et nettoyage des injecteurs

Les quatre additifs en détail

Wynn’s Ad-Protect 125 ml, un flacon entier à chaque plein

1

Wynn’s Ad-Protect 125 ml

Notre choix

Additif Wynn's Ad-Protect à verser dans le réservoir AdBlue, flacon de 125 ml

En stock

125 mlJusqu’à 15 L traités
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Ce que déclare la fiche :

  • Flacon de 125 ml, versé en entier dans le réservoir d’AdBlue au moment du remplissage
  • Jusqu’à 15 litres d’AdBlue traités par flacon, pour environ 9 000 km selon la marque
  • Empêche la formation de cristaux et dissout ceux qui sont déjà présents
  • Effet nettoyant annoncé sur le réservoir, la pompe et l’injecteur
  • Compatibilité annoncée avec tous les moteurs Diesel et tous les AdBlue vendus

C’est l’additif de celui qui remet lui-même un bidon de 10 litres quand l’ordinateur de bord le réclame. On vide le flacon, on remplit, et c’est fini : pas de doseur à rincer, pas de bouchon à compter, donc pas d’erreur de dose tant que l’appoint reste sous 15 litres. Sa fiche situe le risque de cristallisation sous 220 °C, ce qui vise d’abord les petits trajets, sur lesquels l’échappement chauffe peu.

Sa limite face aux trois autres tient à la concentration. Le flacon entier pour 15 litres revient à plus de 8 ml d’additif par litre d’AdBlue, contre 2,5 ml pour le Goodyear et 1 ml pour le Bardahl, et la fiche n’explique pas cet écart. Un remplissage de 20 litres sur un grand réservoir demande deux flacons, quand un simple appoint de 5 litres en consomme déjà un.

Bardahl OptiBlue 250 ml, le flacon pour plusieurs années

2

Bardahl OptiBlue 250 ml

Meilleur rapport

Additif Bardahl OptiBlue pour voitures diesel avec SCR, doseur gradué de 25 ml

En stock

250 mlJusqu’à 250 L traités
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Ce que déclare la fiche :

  • Flacon de 250 ml surmonté d’un doseur gradué de 25 ml, que l’on remplit en pressant le flacon
  • Une dose traite jusqu’à 25 litres d’AdBlue, le flacon entier jusqu’à 250 litres
  • Se verse dans le réservoir avant le remplissage d’AdBlue
  • Diminue la tension superficielle de l’AdBlue pour une pulvérisation plus fine
  • À conserver fermé dans son emballage, à l’intérieur, à l’abri de l’humidité et du soleil direct

Le Bardahl OptiBlue s’adresse à qui préfère acheter une fois pour longtemps. Sa dose de 1 ml par litre est la plus diluée du relevé, à égalité avec le bidon d’un litre de la même marque, et 250 litres d’AdBlue font plus de sept remplissages d’un réservoir de 33 litres, le haut de la fourchette des voitures actuelles, ou 25 bidons de 10 litres. C’est aussi l’une des deux seules fiches du relevé qui expliquent leur action par la tension superficielle, sans toutefois chiffrer ni la finesse des gouttes ni l’effet sur les dépôts.

Sa limite est double. La fiche s’en tient à l’entretien : elle promet un système qui reste propre, sans évoquer de cristaux déjà formés ni d’usage curatif, quand les trois autres le font. Et elle donne des conditions de stockage sans aucune durée de conservation, alors qu’un flacon de cette taille peut rester plusieurs années sur une étagère de garage. C’est un flacon de haut de gamme à l’achat, qui ne devient économique que si on le vide.

Goodyear anti-cristallisant 250 ml, le doseur intégré

3

Goodyear anti-cristallisant 250 ml

Alternative

Traitement Goodyear pour systèmes AdBlue avec doseur Pro Additives, flacon de 250 ml

En stock

250 ml25 ml pour 10 L
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Ce que déclare la fiche :

  • Flacon de 250 ml avec distributeur : on appuie sur le fond et le liquide monte dans le doseur
  • Dose de 25 ml pour 10 litres d’AdBlue, soit dix doses par flacon
  • À verser moteur froid, bouchon du réservoir d’AdBlue retiré
  • Ajout régulier en prévention, et usage prévu aussi quand des cristaux sont observés
  • Disperse et dissout les dépôts de la pompe, du circuit, de l’injecteur et du catalyseur SCR

Le Goodyear convient à qui fait des appoints de volume variable, 5 litres une fois, un bidon complet la suivante. On presse jusqu’à la graduation voulue, sans verre doseur ni bouchon à compter. C’est aussi la seule des quatre fiches à relier le problème aux trajets courts : selon elle, la réaction demande 260 °C, que l’échappement n’atteint qu’une fois le moteur à sa température de fonctionnement.

Face au Bardahl, sa dose est deux fois et demie plus forte par litre, et sa fiche revendique en plus une action sur les dépôts déjà installés. Face au Wynn’s, un même flacon couvre un remplissage de 20 litres sans en ouvrir un second. Sa seule contrainte propre est la consigne de verser moteur froid, ce qui exclut l’appoint fait à la pompe en fin de trajet.

ERRECOM anti-cristallisant 120 ml, deux doses pour deux usages

4

ERRECOM anti-cristallisant 120 ml

Option accessible

Additif anti-cristallisant ERRECOM pour système SCR, bouteille de 120 ml

En stock

120 mlJusqu’à 30 L traités
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Ce que déclare la fiche :

  • Bouteille de 120 ml, de quoi traiter 30 litres d’AdBlue au total
  • Usage régulier : deux bouchons pour 5 litres d’AdBlue
  • Nettoyage des injecteurs : la bouteille entière
  • Empêche les incrustations et les agglomérats de sel autour de l’injecteur
  • Réduit la tension superficielle de l’urée pour une atomisation plus fine

Petit flacon d’entrée de gamme, l’ERRECOM traite 30 litres, soit un remplissage de grand réservoir ou trois bidons de 10 litres. C’est le format pour commencer un traitement sans acheter de quoi tenir plusieurs années. C’est la seule fiche du relevé à chiffrer deux usages distincts, un entretien régulier et un nettoyage ponctuel des injecteurs.

Ses deux limites viennent de la fiche. Elle ne dit pas ce que contient un bouchon : ses deux chiffres, 120 ml pour 30 litres, permettent seulement de déduire 20 ml pour 5 litres, soit environ 4 ml par litre, une dose plus forte que celles du Goodyear et du Bardahl. Et la dose de nettoyage ne précise pas dans quel volume d’AdBlue verser la bouteille, ce qui la rend délicate à appliquer sans l’avis d’un atelier.

Comment nous avons choisi

Relevé du 1er octobre 2026 dans le catalogue Amazon : cinq recherches, de la plus précise, « additif anti cristallisation adblue », aux plus larges, « additif adblue », « traitement adblue » et « nettoyant scr adblue ». Elles ont fait remonter 49 fiches distinctes. La cinquantième, le TUNAP 988 que cette page recommandait jusqu’ici, ne ressortait d’aucune recherche, et nous l’avons ajoutée pour la juger avec les autres. Pour chaque fiche, nous avons lu le titre et le descriptif en entier.

Groupe Fiches Ce que nous en avons fait
AdBlue en bidon, dont un vendu déjà additivé 9 Écartés : c’est la solution elle-même, pas un traitement. Le bidon additivé ne nomme ni son additif ni sa dose. Le choix du fluide lui-même se fait sur notre page consacrée aux bidons d’AdBlue.
Formats d’atelier et lots : nettoyant à vaporiser sur pièces démontées, bidons d’additif de 1 et 2 litres, lot associant un nettoyant pour gazole 4 Écartés : démontage du circuit, volumes pensés pour une flotte, ou second produit destiné au réservoir de carburant.
Additifs sans dose rapportée au volume d’AdBlue 17 Écartés : sans dose écrite, impossible de savoir combien verser dans un bidon de 10 litres. Deux fiches comptent en « pleins », unité qui change avec chaque réservoir.
Additifs dosés, entretien préventif seul 9 Vivier, dont le Bardahl OptiBlue.
Additifs dosés qui annoncent aussi un usage curatif ou la dissolution de dépôts formés 11 Vivier, dont le Wynn’s Ad-Protect, le Goodyear et l’ERRECOM.

Dans les deux viviers, quatre fiches n’annonçaient plus que quelques exemplaires le jour du relevé, et un lot de flacons TUNAP était vendu sous une marque qui n’est pas celle du produit. Nous les avons laissés de côté, ce qui ramenait le choix à 15 références disponibles et clairement identifiées.

Sur les 20 fiches dosées, les doses vont de 1 à 8,3 ml d’additif par litre d’AdBlue, et 11 retiennent la même proportion, 2,5 ml par litre. Aucune n’explique d’où vient sa propre dose. Entre les 15 références, trois critères ont départagé. D’abord la façon de doser, qui doit coller à la manière dont on remplit une voiture, par bidon de 5 ou 10 litres dans un réservoir de 8 à 33 litres selon les modèles. Ensuite le volume d’AdBlue que traite un flacon. Enfin ce que promet la fiche, prévention seule ou action sur des dépôts déjà installés.

Huit fiches associent leur additif au froid, au gel ou à l’hiver. Nous n’en avons pas fait un critère, pour une raison chiffrée plus bas. Trois autres, vendues sous les marques STARC, FACOM et Mecatech, partagent la même description à quelques mots près : elles font trois références dans le catalogue, pas trois sources indépendantes.

Relecture du 20 octobre 2026. Nous avons relu la fiche de chacun des quatre flacons. Tous restaient disponibles chez le vendeur qui remporte la commande ; le vendeur du Bardahl n’en annonçait plus que douze exemplaires, au-dessus du seuil de cinq sous lequel nous remplaçons une référence. Doses et volumes traités n’avaient pas bougé, et la sélection reste la même.

Ce que nous n’avons pas fait : verser l’un de ces additifs dans le réservoir d’une voiture et en observer l’effet. Aucune fiche d’additif ne publie non plus de mesure, ni sur la cristallisation, ni sur les émissions. Les fiches ci-dessus confrontent donc des déclarations de fabricants à la chimie de l’urée telle que la décrit la documentation technique.

Gel et cristallisation, deux phénomènes qu’on confond

Vers -11 °C, l’AdBlue gèle sans s’abîmer

La concentration de 32,5 % d’urée n’est pas un hasard : c’est celle qui donne au mélange d’eau et d’urée son point de congélation le plus bas, autour de -11 °C, les sources techniques donnant entre -10,5 et -11,5 °C. À cette proportion, l’eau et l’urée se solidifient ensemble, si bien qu’un AdBlue dégelé retrouve sa teneur d’origine. La documentation d’un motoriste précise que le gel ne dégrade pas le produit, et que celui-ci gonfle d’environ 7 % en gelant, ce que réservoirs et bidons sont conçus pour encaisser.

Sur la voiture, réservoir et conduites sont réchauffés, par une résistance électrique ou par le liquide de refroidissement selon les systèmes. La chauffe reste volontairement modérée, sous 50 à 60 °C, car l’urée de la solution commence à se décomposer vers 60 °C. Un réservoir pris par le gel au petit matin n’empêche donc pas de démarrer, et ce n’est pas le gel qui fabrique les dépôts qui bouchent un circuit.

Les croûtes blanches du goulot, de l’urée qui a séché

Partout où l’AdBlue sèche à l’air, sur le pourtour du goulot, sous un bouchon mal revissé, au raccord d’une conduite qui suinte, l’eau s’en va et l’urée reste sous forme de cristaux blancs. Ce dépôt est le plus facile à traiter, car l’urée se dissout très bien dans l’eau : 1 200 grammes par litre à 25 °C, encore 790 grammes par litre à 5 °C. Un chiffon et de l’eau tiède en viennent à bout à l’extérieur.

Essuyez le goulot avant d’ouvrir le bouchon. Un éclat de croûte ou une poussière qui tombe dans le réservoir n’a rien d’anodin, même de petites impuretés pouvant boucher les buses d’injection du système. Et ne rincez jamais vers l’intérieur : le système est étalonné sur une solution à 32,5 %, et l’eau ajoutée la dilue.

Les dépôts durs de l’échappement, de l’urée qui a chauffé sans se décomposer

Le second dépôt naît dans la ligne d’échappement, où l’AdBlue est pulvérisé pour que l’urée s’y transforme en ammoniac. Il faut pour cela de la chaleur, au moins 180 °C selon la documentation technique, 220 à 260 °C selon les fiches du relevé. Quand les gouttes frappent une paroi trop froide, la décomposition reste incomplète. L’urée fond vers 133 °C, réagit avec ses propres produits de décomposition et forme au-delà de 160 °C du biuret, puis, à partir de 175 °C environ, de l’acide cyanurique.

Ce dernier n’a plus grand-chose de l’urée de départ. Il ne se dissout qu’à 2,7 grammes par litre d’eau, plus de 400 fois moins que l’urée, et ne se décompose qu’entre 320 et 360 °C. Avec la mélamine, autre produit de cette réaction, il forme les dépôts solides capables d’obstruer la ligne d’échappement. Il faut une température d’échappement soutenue, au-delà de 320 °C, pour commencer à décomposer l’acide cyanurique. Un additif dilué dans l’AdBlue n’atteint ces dépôts que par la pulvérisation elle-même, et aucune fiche ne dit ce qu’il y produit.

Ce que 25 ml d’additif changent au point de gel

Le calcul de cryoscopie, celui qui explique pourquoi le glycol protège un circuit de refroidissement, permet de mesurer la promesse des fiches qui parlent de froid. Dix litres d’AdBlue contiennent environ 7,4 kg d’eau. Même si les 25 ml d’additif étaient entièrement du glycol, molécule légère et donc parmi les plus efficaces, ils n’abaisseraient le point de congélation que d’un dixième de degré environ, en première approximation.

Pour gagner 3 °C, il faudrait verser dans ces 10 litres quelque deux tiers de litre de glycol pur, soit plus de 25 doses de 25 ml, et l’AdBlue tomberait vers 30 % d’urée au lieu de 32,5 %. Contre le gel, c’est le réchauffage du circuit qui travaille, pas l’additif.

Anti-cristallisant AdBlue, efficace ou pas : notre avis

Notre avis tient en trois points, faute de mesure publiée. Sur l’urée qui sèche, au goulot ou dans le circuit, la promesse des fiches est la plus vraisemblable, puisque l’urée se dissout très bien dans l’eau ; aucune ne chiffre pourtant l’effet. Sur les dépôts durs de l’échappement, faits d’acide cyanurique, rien ne permet de dire que l’additif agit. Et sur une pièce défaillante, il ne peut rien. Un voyant qui s’éteint après un traitement ne dit pas pourquoi : un dépôt dissous, un long trajet qui a chauffé l’échappement ou un défaut passager donnent le même résultat au tableau de bord.

Dilué dans le réservoir, l’additif suit le chemin de l’AdBlue : réservoir, pompe, conduites, injecteur, puis l’échappement en brouillard. Les fiches lui prêtent deux actions, empêcher l’urée de cristalliser et dissoudre ce qui s’est déjà déposé. Bardahl et ERRECOM y ajoutent un mécanisme, une tension superficielle abaissée pour obtenir des gouttes plus fines.

Il ne fera rien contre ce qui n’est pas un dépôt. Le calculateur règle l’injection d’AdBlue d’après les sondes de NOx placées avant et après le catalyseur, et une alerte du système ne dit pas d’où vient l’écart : une pompe qui ne débite plus, un injecteur dont la commande a lâché, une sonde elle-même défaillante, un réchauffeur hors service. Aucun produit versé dans le réservoir ne remet en état un composant. Faites lire les codes défaut avant de traiter, comme le demande d’ailleurs la fiche du TUNAP 987 pour tout problème déjà présent sur l’injecteur ou le circuit.

Reste la notice du véhicule. La norme décrit l’AdBlue comme une solution d’urée dans de l’eau déminéralisée, de pureté contrôlée, et le système est étalonné sur sa concentration. La documentation du motoriste citée plus haut va plus loin : aucun additif, de quelque nature que ce soit, n’y est approuvé, et tout mélange risque selon elle de gêner le fonctionnement du système, voire d’en endommager les composants. Ouvrez la notice à la rubrique AdBlue avant de verser quoi que ce soit. Si elle n’admet que l’AdBlue conforme à la norme, un additif sort de ce que le constructeur a validé, et la question mérite d’être posée à l’atelier qui entretient la voiture.

AdBlue anti-cristallisation : bidon additivé ou additif à part ?

On cherche souvent un « AdBlue anti-cristallisation », comme si le traitement se trouvait déjà dans le bidon. Le relevé du 1er octobre en a trouvé un exemple : sur neuf bidons d’AdBlue, un seul se vendait additivé, et sa fiche ne nommait ni l’additif ni sa dose. Un tel bidon ne dit pas ce que vous versez, et il interdit de doser selon le volume ajouté, alors que c’est précisément ce qu’organisent les quatre flacons de cette page.

Le plus lisible reste de séparer les deux achats : un AdBlue ordinaire, sans rien d’ajouté, et un additif dosé sur ce que vous ajoutez. Pour le fluide lui-même, voyez notre page pour choisir son AdBlue. Dans les deux cas, la rubrique AdBlue de la notice passe avant : si elle n’admet que l’AdBlue seul, un additif, versé à part ou déjà dans le bidon, sort de ce que le constructeur a validé.

Verser l’additif sans se tromper

  1. Repérez le bouchon bleu, distinct de la trappe à gazole. Un additif pour AdBlue n’a rien à faire dans le carburant, et un additif pour gazole rien à faire dans l’AdBlue.
  2. Essuyez le goulot et le bouchon avant d’ouvrir, pour que rien ne tombe dans le réservoir.
  3. Dosez sur le volume d’AdBlue que vous ajoutez, avec la proportion écrite sur votre flacon, et non sur la contenance totale du réservoir.
  4. Versez l’additif avant l’AdBlue, comme le demandent plusieurs fiches, puis remplissez. Avec le Goodyear, opérez moteur froid.
  5. Revissez le bouchon à fond : un bouchon mal fermé laisse l’eau s’évaporer et l’urée se déposer sur le goulot.

Quel anti-cristallisant pour quel usage

  • Petits trajets, bidon de 10 litres remis d’un coup : le Wynn’s Ad-Protect, un flacon entier par remplissage, jusqu’à 15 litres.
  • Appoints de volume variable : le Goodyear, dosé au volume près par son doseur, à verser moteur froid.
  • Un flacon pour plusieurs années, en entretien seul : le Bardahl OptiBlue, 250 litres d’AdBlue traités, sans promesse curative.
  • Un premier essai, sans faire de stock : l’ERRECOM de 120 ml, seul à chiffrer une dose d’entretien et une dose de nettoyage.
  • Des cristaux déjà visibles : trois fiches revendiquent un usage curatif, celles du Wynn’s, du Goodyear et de l’ERRECOM ; le Bardahl s’en tient à la prévention.
  • Voyant AdBlue allumé : aucun des quatre avant la lecture des codes défaut, qui dit s’il s’agit d’un dépôt ou d’une pièce.

Questions fréquentes sur les anti-cristallisants AdBlue

Peut-on verser un anti-cristallisant dans le réservoir de gazole ?

Non. Il est formulé pour l’AdBlue et passe uniquement par le bouchon bleu. Une fiche du relevé range pourtant son additif pour AdBlue parmi les « additifs pour carburant » : fiez-vous à l’usage décrit, pas à la catégorie. Pour le gazole, ce sont d’autres produits, comme l’additif gazole grand froid contre le figeage en hiver.

Mon voyant AdBlue est allumé : un additif suffit-il ?

Pas sans diagnostic. Le message ne désigne pas le composant en cause, et l’additif n’agit que sur des dépôts. Une lecture des codes défaut dit s’il s’agit d’un encrassement ou d’une pièce à remplacer, pompe, injecteur ou sonde, qu’aucun produit ne réparera.

Faut-il traiter à chaque remplissage ?

Oui, si vous suivez les fiches : les quatre de notre sélection prévoient un ajout au moment du remplissage, dosé sur le volume versé. Ce traitement a le plus de sens sur une voiture qui enchaîne les trajets courts, ceux qui laissent l’échappement sous la température de décomposition de l’urée.

Comment enlever les cristaux blancs autour du bouchon AdBlue ?

À l’eau tiède et au chiffon, par l’extérieur seulement. Ce sont des cristaux d’urée séchée, qui se dissolvent sans grattage. Une coulure sur la carrosserie se rince à grande eau sans attendre : à la longue, l’AdBlue attaque la peinture et certains plastiques.

Pour aller plus loin

Notre avis

Sur quoi il repose : le relevé Amazon du 1er octobre 2026, fiche par fiche, la relecture des quatre flacons le 20 octobre, et la chimie de l’urée décrite par la documentation technique. Aucun des quatre flacons n’a été ouvert par nous.

Ce que nous retiendrions : le Wynn’s Ad-Protect pour une voiture qui fait surtout de petits trajets et reçoit un bidon de 10 litres à la fois, le Goodyear pour qui fait des appoints de volume variable.

Ce que nous vérifierions avant de commander : la rubrique AdBlue de la notice du véhicule, puis la façon dont vous remplissez, bidon entier ou appoint, qui décide entre un flacon unique et un doseur.

Ce que cet avis ne couvre pas : l’effet réel de ces additifs sur des dépôts installés, leur compatibilité avec chaque système SCR et leur tenue une fois le flacon ouvert, qu’aucune fiche ne mesure ni ne date.

Jsemauto est un site éditorial indépendant. Les marques citées appartiennent à leurs propriétaires respectifs. Les doses, volumes traités et actions cités sont ceux que déclarent les fiches des vendeurs. Pour tout ce qui entre dans le réservoir d’AdBlue, la notice de votre véhicule fait foi.