Synthèse documentaire
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Un câble de recharge Type 2 est la pièce que l’on emporte, celle qui relie la borne au véhicule quand le socle est nu. Nous avons lu 30 fiches de ce rayon, de 19 marques. Toutes annoncent une puissance, aucune ne publie la section de son conducteur, qui est pourtant ce qui tient l’intensité.
Nos 4 recommandations en un coup d’oeil
Quatre câbles qui couvrent les quatre cas réels, la borne 11 kW, la borne 22 kW, la place éloignée et la charge en extérieur. Chaque référence est détaillée plus bas, avec ce que sa fiche déclare.

Bosch Type 2, 22 kW, 5 m, 32 A triphasé
Triphasé 32 A, boîtier polycarbonate
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ELEGRP Type 2, 11 kW, 5 m, 16 A triphasé
16 A triphasé, le format des bornes 11 kW
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GONEO Type 2, 22 kW, 7 m, 32 A triphasé
La longueur qui sort du garage
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EzGoGo Type 2, 22 kW, 10 m, 32 A
Trois puissances annoncées, 7,2, 11 et 22 kW
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Avant d’acheter, relevez deux choses : la puissance que votre véhicule accepte en courant alternatif, écrite dans son manuel, et l’intensité que délivre la borne que vous utilisez le plus souvent. Le câble se choisit sur la plus faible des deux, jamais sur le chiffre le plus élevé de la fiche.
22 kW sur l’étiquette, et la vitesse que votre voiture accepte
22 fiches sur 30 affichent 22 kW. C’est la capacité du câble, pas celle de la charge. La puissance réelle est décidée par le chargeur embarqué du véhicule, ce boîtier qui convertit le courant alternatif de la borne en courant continu pour la batterie, et qui plafonne selon les modèles à 7,4 kW, 11 kW ou 22 kW.
Une voiture limitée à 7,4 kW branchée sur une borne 22 kW avec un câble 22 kW charge à 7,4 kW. Le mécanisme est expliqué en détail sur notre hub borne de recharge : ici, la conséquence suffit. Acheter un câble 22 kW pour une voiture 7,4 kW n’accélère rien, cela ajoute du poids et de la raideur.
Où lire la puissance acceptée par votre véhicule
Dans le manuel, à la rubrique de la recharge en courant alternatif, et sur la plupart des véhicules dans le menu de charge de l’écran central. La valeur utile est celle en alternatif, souvent notée AC, et non la puissance maximale en courant continu, qui concerne les bornes rapides et ne passe jamais par un câble Type 2 de ce genre.
32 A ou 16 A, le chiffre qui change vraiment le câble
23 fiches sur 30 annoncent 32 A, 4 seulement 16 A. L’intensité décide du diamètre des conducteurs, donc du poids, de la rigidité et du prix. Le 16 A triphasé couvre 11 kW, ce qui correspond à la majorité des installations domestiques ; le 32 A triphasé couvre 22 kW, que l’on rencontre sur les bornes de voirie et en entreprise.
Le câble peut toujours être surdimensionné sans danger, l’inverse n’est pas vrai. Un câble 16 A branché sur une borne 32 A n’accélère pas la charge et ne se protège pas tout seul : c’est la borne qui négocie l’intensité avec le câble, par une broche dédiée du connecteur, et cette négociation suppose que le câble annonce sa capacité correctement.
La section du conducteur, la donnée que personne ne publie
C’est le constat le plus net de ce relevé. Sur les 30 fiches lues, aucune ne donne la section de ses conducteurs, ni en millimètres carrés ni sous une autre forme. Nous avons cherché la valeur dans les titres et dans les descriptifs complets, sous les trois graphies possibles.
Or c’est la section qui tient l’intensité et qui limite l’échauffement, et c’est elle qui différencie deux câbles annoncés à la même puissance. Les fiches la remplacent par des formules, « conducteurs riches en cuivre », « qualité industrielle », qui ne se vérifient pas. Nous ne pouvons donc pas comparer les câbles sur ce critère, et nous préférons l’écrire plutôt que de laisser croire que la sélection l’a fait.
Ce qui se vérifie à la place
La norme citée, le marquage du connecteur, l’indice de protection et le poids annoncé. Quatorze fiches sur trente citent la norme des connecteurs Type 2, ce qui reste le meilleur indice de sérieux disponible sur ce rayon.
Monophasé ou triphasé, ce que le câble ne décide pas
17 fiches annoncent le triphasé, 14 le monophasé, certaines les deux selon la version. Là encore, le câble ne choisit rien : c’est votre logement qui est raccordé en monophasé ou en triphasé, et c’est votre véhicule qui sait ou non utiliser les trois phases.
Un câble triphasé sur une installation monophasée fonctionne, en n’utilisant qu’une phase. L’inverse ne fonctionne pas : un câble monophasé sur une borne triphasée plafonne à la puissance d’une seule phase. Sur une installation domestique, la question se règle en regardant le tableau électrique, et la réponse figure sur la facture d’électricité.
Pourquoi une borne publique réclame votre câble
Sur la voirie et dans la plupart des parkings, la borne en courant alternatif ne porte pas de câble : elle expose un socle Type 2, et c’est à l’automobiliste d’apporter le sien. C’est la raison pour laquelle ce câble vit dans le coffre plutôt qu’au garage, et pourquoi sa longueur et son rangement comptent autant que sa puissance.
Les bornes rapides, elles, portent leur câble à demeure, parce que la charge en courant continu impose une section et un refroidissement qu’aucun câble transportable ne pourrait offrir. Un câble Type 2 ne sert donc jamais sur une borne rapide, et aucune fiche du relevé ne prétend le contraire.
Le cas des bornes de copropriété
Les installations collectives récentes exposent le plus souvent un socle Type 2, comme la voirie. La longueur utile s’y mesure une fois pour toutes, depuis le socle jusqu’à la trappe de charge, véhicule garé dans sa position habituelle, et cette mesure vaut mieux que n’importe quelle règle générale.
Ce qui se passe au moment du branchement
Un connecteur Type 2 ne transporte pas que du courant. Deux de ses broches servent à la communication entre la borne et le véhicule, et c’est par elles que l’intensité maximale est négociée avant que le courant ne passe. Le câble participe à cette négociation : il déclare sa propre capacité par une résistance calibrée logée dans sa fiche.
Concrètement, la borne propose, le câble annonce ce qu’il tient, le véhicule accepte, et la charge démarre à la plus faible des trois valeurs. C’est pour cela qu’un câble sous dimensionné ne chauffe pas : il se déclare, et la borne réduit. Encore faut il que cette déclaration soit juste, ce qui renvoie à la qualité de fabrication, invisible sur une fiche.
Le verrouillage du connecteur
Une fois la charge lancée, le véhicule verrouille le connecteur côté voiture, et la borne fait de même de son côté. Le câble ne peut plus être retiré tant que la charge n’est pas arrêtée, ce qui protège à la fois du vol et du débranchement sous charge. Un connecteur qui refuse de se libérer signale presque toujours une charge encore active, jamais un défaut du câble.
L’usure, là où elle se joue
Les contacts et la gaine à la sortie du connecteur sont les deux points qui vieillissent. Un câble enroulé serré à froid, posé dans une flaque puis rangé humide, s’abîme plus vite que par l’usage électrique lui même. C’est un argument pratique en faveur du sac de rangement ou du support mural, plus que du modèle de câble choisi.
Ce que déclarent les 30 câbles retenus
Nous avons lu les 30 fiches en entier, titre et descriptif. Voici ce qu’elles disent, et ce qu’elles taisent.
- 30 sur 30 annoncent un indice de protection, ce qui en fait le seul critère universellement publié.
- 22 annoncent 22 kW, 12 mentionnent 11 kW, 8 parlent de 7,2 ou 7,4 kW.
- 23 sont en 32 A, 4 en 16 A, les autres ne le précisent pas clairement.
- 14 citent la norme des connecteurs Type 2, la moitié ne la cite pas.
- 26 donnent une longueur, de 4 à 10 mètres, et 15 fournissent un sac de transport.
- Zéro donne la section des conducteurs.
Le rayon est donc lisible sur ce qui se voit et muet sur ce qui se calcule. 24 textes distincts pour 30 références et 19 marques : la répétition existe, mais elle reste limitée par rapport à d’autres rayons d’accessoires.
Notre sélection de câbles Type 2 en détail
Bosch Type 2, 22 kW, 5 m, 32 A triphasé
Notre choix

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C’est la fiche la plus sobre du relevé, et c’est une qualité sur ce rayon : elle annonce un câble triphasé 32 A de cinq mètres, sans promettre une vitesse de charge. Le boîtier en polycarbonate et la poignée moulée sont les points qui font la différence à l’usage, parce qu’un connecteur Type 2 se manipule mouillé, ganté, et parfois dans le noir. Cinq mètres suffisent à relier une borne murale à une trappe de charge située du côté opposé du véhicule.
ELEGRP Type 2, 11 kW, 5 m, 16 A triphasé
Pour une installation 11 kW

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Le 16 A triphasé couvre exactement ce que délivre une borne domestique en 11 kW, puissance la plus courante des installations résidentielles récentes. Un câble 32 A sur une borne 11 kW n’apporte rien de plus, et il est plus lourd et plus raide à enrouler. Cette fiche est aussi l’une des quatorze du relevé à citer la norme des connecteurs, ce qui permet de vérifier la compatibilité sans se fier au seul dessin de la photo.
GONEO Type 2, 22 kW, 7 m, 32 A triphasé
Sept mètres

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Sept mètres est la longueur qui change la vie sur une place de parking où la borne n’est pas en face du véhicule, et sur les bornes publiques où le socle est parfois à l’opposé de la trappe. La contrepartie est le poids et l’encombrement : un câble triphasé de sept mètres ne se range pas dans une portière, il vit dans le coffre, d’où le sac fourni que quinze fiches sur trente annoncent.
EzGoGo Type 2, 22 kW, 10 m, 32 A
Dix mètres

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Dix mètres, c’est la solution des places éloignées et des bornes de rue dont le socle est haut. La fiche annonce trois puissances selon le branchement, 7,2 kW en monophasé, 11 kW et 22 kW en triphasé : c’est la formulation la plus honnête du relevé, parce qu’elle dit que la puissance dépend de l’installation et du véhicule, pas du câble. À réserver aux cas où la longueur manque vraiment, un câble long chauffant davantage à intensité égale.
bokman Type 2, 22 kW, IP55
Pour l’extérieur

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Toutes les fiches du relevé annoncent un indice de protection, mais celle ci en fait son argument principal, avec un IP55 qui vise la charge sous la pluie et le connecteur posé au sol. C’est un critère concret pour qui charge dans une allée, sans abri, toute l’année. L’indice porte sur le connecteur, pas sur la prise du véhicule : une trappe de charge ouverte sous la pluie reste une trappe ouverte, et c’est le sujet de notre page sur les protections de prise.
La longueur, le critère le plus concret
Cinq mètres couvrent le cas d’une borne murale posée à côté de l’emplacement. Sept mètres permettent d’atteindre une trappe située de l’autre côté du véhicule ou une borne décalée. Dix mètres servent aux places éloignées et aux copropriétés où le point de livraison est commun.
Le prix de la longueur se paie en encombrement et en poids : un câble triphasé de dix mètres tient difficilement dans un sac de rangement standard, et il traîne au sol pendant la charge. C’est le moment d’anticiper le rangement, que ce soit un sac dédié dans le coffre ou un support mural au garage.
Et la rallonge
Quand la longueur manque, la tentation est d’ajouter une rallonge. C’est un sujet à part entière, avec ses propres contraintes et ses propres mises en garde : nous l’avons traité sur notre page dédiée aux rallonges de câble de recharge.
Les quatre câbles comparés
| Référence | Intensité | Puissance annoncée | Longueur |
|---|---|---|---|
| Bosch Type 2 | 32 A triphasé | 22 kW | 5 m |
| ELEGRP Type 2 | 16 A triphasé | 11 kW | 5 m |
| GONEO Type 2 | 32 A triphasé | 22 kW | 7 m |
| EzGoGo Type 2 | 32 A | 7,2 à 22 kW selon le branchement | 10 m |
Valeurs déclarées par les fiches produit, relevées en septembre 2026. La puissance réellement atteinte dépend du véhicule et de la borne.
Notre avis
Notre avis
Nous n’avons pas branché ces câbles : ce comparatif lit ce que les fiches déclarent et le confronte à ce que la recharge impose.
Ce que nous retiendrions : un câble 16 A triphasé de cinq mètres pour une installation domestique en 11 kW, un 32 A seulement si la borne le justifie.
Ce que nous vérifierions avant d’acheter : la puissance acceptée en courant alternatif par le véhicule, puis la longueur réellement nécessaire entre le socle et la trappe de charge.
Ce que cet avis ne couvre pas : la durabilité dans le temps, qu’aucune fiche ne documente et que nous n’avons pas mesurée.
Notre méthode
Nous avons interrogé le catalogue de notre partenaire marchand sur quatre formulations, écarté les chargeurs portables et les adaptateurs que la recherche ramène sous le mot câble, puis lu les 30 fiches restantes en entier.
Nous avons cherché la section des conducteurs sous trois graphies différentes avant de conclure qu’aucune fiche ne la publie. Aucun câble n’a été branché ni mesuré.
Questions fréquentes sur les câbles Type 2
Quel câble Type 2 choisir pour recharger chez soi ?
Un câble dont l’intensité correspond à votre installation, 16 A triphasé pour une borne 11 kW, 32 A pour une borne 22 kW, et dont la longueur relie le socle à la trappe de charge sans tendre.
Un câble 22 kW recharge-t-il plus vite ?
Seulement si la borne et le véhicule le permettent. La puissance réelle est celle du plus faible des trois, et c’est presque toujours le chargeur embarqué du véhicule qui plafonne.
Faut-il un câble monophasé ou triphasé ?
Cela dépend du raccordement de votre logement et de votre véhicule. Un câble triphasé fonctionne sur une installation monophasée, l’inverse limite la puissance.
Quelle longueur de câble prendre ?
Cinq mètres pour une borne murale proche, sept pour une trappe opposée ou une borne décalée, dix pour une place éloignée. Plus long veut dire plus lourd et plus encombrant.
Le câble fourni avec la voiture suffit-il ?
Le câble livré d’origine est souvent un chargeur sur prise domestique, pas un câble Type 2 vers Type 2. Les deux ne servent pas au même branchement.
Peut-on laisser le câble dehors ?
Les 30 fiches lues annoncent un indice de protection, mais un connecteur posé au sol ramasse la poussière et l’humidité. Un support mural ou un bouchon de protection règle le problème.
Comment savoir si un câble est de bonne qualité ?
Sur ce rayon, la section des conducteurs n’est jamais publiée : on se rabat sur la norme citée, l’indice de protection et le marquage du connecteur.
Pour aller plus loin
- Le hub Chargeurs et câbles, les mécanismes de la recharge en détail
- Meilleur chargeur portable, pour recharger sur une prise domestique
- Rallonge de câble de recharge, quand la longueur manque
- Support mural pour câble, garder le connecteur hors du sol
- Sac de rangement pour câble, le transport dans le coffre
- Calculateur de temps de charge, le temps réel selon la puissance
- Le guide complet de la recharge, modes, prises et usages
Jsemauto est un site éditorial indépendant. Les marques citées appartiennent à leurs propriétaires respectifs. La puissance de charge acceptée par votre véhicule et la nature de votre installation électrique figurent dans le manuel constructeur et sur votre contrat de fourniture : ce sont eux qui font foi.